LOUIS-PHILIPPE FERRON
Enseignant CCQ - École ESMP
Plateforme WEB
Domaine de la philosophie qui étudie les valeurs et les normes qui sous-tendent les conduites dans la recherche du bien, du bon et du juste. Il s’agit d’une démarche réflexive, critique et rationnelle portant sur les actions acceptables ou à privilégier dans les situations où il y a des tensions entre des valeurs, des normes, des règles, des conduites, des préférences, des expériences et des ressentis ou lorsqu’il est difficile ou impossible de satisfaire tout le monde. Il existe trois approches principales en éthique normative : 1) conséquentialiste, 2) déontologique et 3) de la vertu. Ce à quoi il convient d'ajouter une éthique «non normative» : « la sollicitude» (Care).

L'ÉTHIQUE EN CCQ
«Réfléchir sur des questions éthiques» (la compétence 2), c'est amener les élèves vers une démarche de type philosophique. C'est inciter les élèves à aller au-delà de leur opinion en explorant les divers points de vue éthiques des groupes sociaux ou des individus concernés par le questionnement. Ensuite, l'élève sera amené à construire sa démarche réflexive et son propre point de vue.
En CCQ, la logique qui sous-tend les compétences est celle-ci :
Compétence 1 : sociologie : le descriptif, «ce qui est» (prendre conscience des perspectives des individus & groupes sociaux).
Compétence 2 : éthique : le normatif «ce qui devrait être» (prendre conscience des points de vue des individus & groupes sociaux).
C'est quoi un «point de vue» ?
Articulation des idées qu’il est possible d’avoir sur une question éthique. Ces idées s’appuient sur différents repères. Les repères sont des guides sur lesquels nous nous basons pour départager le vrai du faux, le bon du mauvais, le juste de l’injuste. Sans toutefois en faire des absolus (ils sont généralement plus fiables et objectifs), les repères légaux et scientifiques sont à prioriser avec les élèves avec qui il faut éviter de tomber dans le relativisme moral (toutes les idées se valent).


C'est quoi un «repère» ?
Ressource de l’environnement social et culturel à laquelle on se réfère pour alimenter et éclairer sa réflexion éthique. Il existe pour
la réflexion éthique différents types de repères pertinents qui couvrent les différentes dimensions de l’expérience humaine : des repères légaux et réglementaires, scientifiques, historiques, artistiques, techniques, expérientiels (notamment affectifs, spirituels et pratiques), moraux, normatifs, religieux, traditionnels, intellectuels, etc. Aucune décision éthique n’est prise «dans le vide». Lorsqu’une personne choisit ce qui est bien ou mal, juste ou injuste, elle s’appuie toujours sur des repères. Ces repères peuvent être normatifs, c’est-à-dire des règles ou principes universels (par exemple, « ne pas tuer », « respecter la dignité humaine », « agir selon la justice »), ou non normatifs, c’est-à-dire des éléments plus subjectifs ou contextuels comme les émotions, les traditions, la culture ou les préférences personnelles. Autrement dit, toute décision éthique a forcément un fondement, explicite ou implicite, qui guide et justifie le choix.


QUOI FAIRE EN CLASSE AVEC LES ÉLÈVES ?
Lorsque nous sommes «éthique» avec tes élèves, il convient leur faire produire de temps à autres des réflexions portant sur les actions acceptables ou a privilégier dans les situations où il y a des tensions entre des valeurs, des normes, des règles, des conduites, des préférences, des expériences et des ressentis lorsqu'il est difficile ou impossible de satisfaire tout le monde. Les élèves pourront, par exemple, analyser des points du vue, dialoguer pour en ressortir les ressentis ou les critères de réflexion, étudier des questionnements éthiques à travers des documents (études, documentaires, productions artistiques etc). Les élèves doivent démontrer qu'ils sont capables d'exposer un point de vue qui leur est propre et de le faire évoluer (le nuancer) en considérant les multiples points de vue possibles d'une situation éthique complexe.


Dialogues
éthiques














